Podcast · épisode

Entretien intégral avec le Général Jean-Louis Desvignes — 75 min

Autour de : La libération du chiffrement en France : entretien avec le Général Desvignes (1990)

Résumé

Première ouverture juridique sur l'usage du chiffrement en France, sous régime du SCSSI dirigé par le Général Jean-Louis Desvignes.

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Acteurs

  • Général Jean-Louis Desvignes Directeur du SCSSI, intervenant principal de l'entretien vidéo
  • Yvon Klein Mentionné dans l'entretien

Transcription

Transcription automatique de l'entretien, horodatée toutes les cinq minutes. Chaque horodatage ouvre la vidéo au bon moment.

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bon général bonjour très heureux d'être avec vous très content que vous soyez parmi nous parce que je pense qu'on n'aurait pas pu faire l'histoire de la cyber et ce podcast sans vous nos auditeurs vont comprendre pourquoi c'est vous même qui avez dit que vous êtes un diplodocus de la cyber française et je dirais même que vous êtes peut-être un des pères de la sécurité des systèmes d'information en tout cas à mon sens en tout cas je sais que vous êtes modeste vous n'allez pas le signifier mais vous avez parlé tellement de choses tellement de choses qu'on contribue à la cyber sécurité française d'ailleurs je vais rappeler l'idée du podcast c'est ce que je fais à tous les podcasts c'est vraiment de pouvoir à travers des dates les jalons précis des personnes témoigner de la cyber sécurité en france et comment elle est amenée aujourd'hui en 2025 à exister et avoir tout ce panorama avant de vous causer les questions qui ont été travaillées je vous propose tout simplement en général de vous présenter bien écoutez je suis général de l'armée de terre j'ai choisi l'arme des transmissions qui me paraissait à l'époque être une arme nouvelle savante et où on faisait des choses qui me paraissait les plus utiles cela m'a pas empêché d'être un bon fantassin quand il fallait le faire mais une fois que l'âge passe qu'on a grimpé sur les cordes qu'on a fait des parcours de risques etc bon on sent bien qu'il ya quelque chose à faire après donc j'ai choisi l'arme des transmissions et je m'en suis toujours félicité dans les transmissions il ya beaucoup de choses mais il ya une spécialité que j'essayais de fuir c'était tout ce qui se rapportait aux chiffres parce que j'avais eu une expérience je n'irai pas malheureuse mais quand j'étais adolescent je trouve que j'étais pensionnaire on appelle ça maintenant un lycée militaire il est nous école militaire et j'avais fait la connaissance d'une petite italienne sympa une sicilienne même qui quand nos relations épistolaires sont devenues un peu plus intimes a déclaré oh il faut qu'on protège nos communications parce qu'elle avait des frères comme sicilienne elle avait des frères très jaloux de sa vertu et elle m'a obligé à communiquer en chiffre avec un alphabet secret qu'elle avait inventé mais je vous jure c'est bien une fois je me suis dit oh c'est marrant ça on se croit dans un roman mais à la 2e 3e 4e lettre à chiffrer avec un alphabet complètement tarabiscoté c'était des symboles qu'elle avait inventé les lettres se sont raccourcis et puis comme je le disais c'est devenu encore pire que nos sms d'aujourd'hui c'est marrant et donc c'est le souvenir que j'avais c'était que le chiffre avait eu avait pas très bien contribué à mes entreprises donc j'avais un mauvais souvenir ces choses là et je suis un jour dans ma première année de lieutenant dans les forces de manoeuvre comme on les appelait je suis responsable d'une section qu'on appelle exploitation c'est à dire tous les télés imprimeurs tous les moyens qui permettent d'envoyer des messages et bien sûr du chiffre mais comme je n'étais pas compétent j'avais interdiction d'approcher la merveilleuse machine qu'on venait de nous livrer elle s'appelait miosotis un joli nom de fleurs et débute une grande manoeuvre le colonel du régiment décide de venir nous voir sur notre site il arrive en hélico et au moment où il rentre sous la tente où est installé la miosotis pof le télé imprimeur arrête de crépiter tout tombe en panne alors j'ai dû violer la consigne parce que j'avais pas le droit de m'approcher de la miosotis mais je me suis dit où un équipement électrique il ya forcément un fusible j'ai plongé sous la table j'ai réussi à mettre tout s'est mis à remarcher et le colonel qui rentrera a dit voilà un grand cryptologue et c'est comme ça qu'il m'a inscrit dans un stage chiffre et de là a découlé toute la suite parce que certains au début j'ai réussi à échapper à cette filière ce qu'on reprochait un peu au chiffreur c'était qu'ils se sentaient un peu supérieurs aux autres et qu'ils sont le travail était souvent fait derrière des portes blindées des radis voilà et c'était une sorte de caste dans laquelle je me suis trouvé très bien après donc c'est comme ça que j'ai eu j'ai été aiguillé vers le chiffre bon ensuite carrière normale donc tout j'ai fait le pas normal d'un saint syrien qu'on lui propose au bout d'un certain temps de faire des études soit d'état majeure soit de scientifique j'ai choisi la voie scientifique et j'étais orienté vers supélec où j'ai fait un diplôme dans la sécurité dans les systèmes d'information et ça m'a permis tout de suite après d'être déclaré chef de projet des réseaux de transmission de données de l'armée de terre qui s'appelait rétinates et dans lequel j'ai mis en application tout ce que j'avais appris aussi bien un stage chiffre qu'on m'avait obligé à faire que à supélec où j'ai appris ce que c'était qu'un réseau en particulier les réseaux à commutation de paquet qui commençait à se développer voilà donc bombardé chef de projet de quel année chef de projet chef de quel année quel année oui 60 j'essaie de ne pas faire de bêtises parce que je me trompe entre les deux siècles 75 réfléchis vous couperait ça mais non mais attendez entre soit 70-80 voilà donc c'était le début d'un côté de l'internet de l'autre l'autre concurrence c'était les réseaux européens x 25 donc quand j'ai eu à choisir quel réseau on allait faire j'ai j'ai été assez vite à choisir d'abord un réseau de paquet parce que je veux dire qu'on quand je me suis lancé là dedans on venait de de remporter un grand succès avec le réseau des forces sur le terrain c'est à dire pas les réseaux d'infrastructures mais ceux qui sont sur le terrain avec le réseau rita vous avez peut-être entendu parler de ce rita parce que c'était le premier réseau maillé c'est à dire qu'avant on faisait des réseaux hiérarchiques et on s'est mis à faire des réseaux maillés où on pouvait l'atteindre réseau de de multiples façons et en faisant ça c'est un réseau à commutation de circuits encore et on a réussi à le vendre à qui aux états unis j'ai jamais eu la confirmation le jour où j'étais devenu représentant français à l'OTAN sur toutes ces questions là et un matin en arrivant dans la salle de réunion je trouve sur ma place trois journaux britanniques disant que Reagan a choisi Rita et ils étaient très tristes et c'est mon collègue britannique qui vient et me dit félicitations Jean-Louis tu as gagné puis le soir on a arrosé ça enfin lui surtout et quand même ça c'est une anecdote qui m'avait marqué c'est qu'une fois qu'il avait bien vu il est venu voir me dire tu sais avec votre ita vous aurez les soldats les mieux protégés mais alors vos politiques et c'est là que j'ai compris qu'ils se régalaient voilà donc dans l'armée j'ai fait ce réseau rétinat dont je suis assez fier parce que c'était un réseau c'était disons le le Transpac militaire Transpac je rappelle que c'était le réseau à commutation de paquets de France Télécom qui a été à un moment et justement à l'époque où j'étais le plus grand réseau de transmission de données dans le monde faut pas oublier ça parce que savoir d'où on vient c'était une époque je dirais béni pour les transmissions que ce soit les transmissions militaires comme j'en ai parlé où les transmissions civiles n'avaient vraiment de grands succès dans ce domaine là comme officier chiffre j'ai eu à développer un certain nombre de matériels mais j'ai eu aussi à bénéficier des développements dans le civil et en particulier celui dont on doit être le plus fier c'est vraiment le développement de la carte à puce et j'étais très heureux moi de quand j'ai découvert cet instrument parce qu'il était à une époque où on n'était pas tout à fait pris au sérieux et je me souviens d'une réunion à la NSA on avait mis à l'ordre du jour d'une réunion bilatérale le smart card comme sujet et je me souviens qu'on a vu arriver les américains avec une calculette assez volumineuse genre convertisseurs d'euros pour personnes âgées vous voyez de l'époque les gros boutons et nous on était avec la carte de michel hughon l'inventeur le véritable inventeur de la carte à puce véritable c'est vrai que c'est important oui oui il ya un usurpateur je dirais pas le nom et nous on a mis ça sur la table bon ils ont pas pris très au sérieux mais ça les a quand même impressionné et surtout que moi j'ai vu dans cette petite puce le moyen de résoudre le problème qui me hantait depuis tout depuis que j'étais officier chiffre c'est le fait d'avoir comme les allemands l'ont eu un traître pour les pour les allemands c'était un stylo schmidt qui a qui a donné les clés de la fameuse énigme à aux français pendant des années des années jusqu'à ce qu'il soit attrapé qu'elle est qu'elle était le le risque qu'on avait de ne d'avoir dans toutes nos toutes nos troupes un an stylo schmidt ça c'était mon problème donc éviter de qu'il y ait eu un trop grand nombre de gens qui soit qui a accès aux clés on était encore avec des clés symétriques où c'est à dire tout le réseau de chiffrement est à la même clé donc des opérateurs qui changent leur clé tous les jours à la même heure et si vous avez là-dedans une brobie galeuse c'est fichu c'est tout le réseau qui tombe donc ça c'était ma hantise et j'ai vu d'un très bon oeil cette l'arrivée de cette carte à puce qui permettait d'avoir des clés sans le parce que ce n'était pas les individus eux-mêmes qui allaient pouvoir se développer à l'époque le lecteur de cartes etc donc on avait quand même une bonne marge de c'est pas c'est pas donné à tout le monde même aujourd'hui encore donc j'avais été très heureux de voir arriver ça et c'est ce qui c'est c'est ce que je me suis efforcé de mettre en place après pour les nouveaux équipements parce que autrement les américains avaient bien inventé des ce qu'on appelait des key gun c'est à dire des espèces d'injecteurs de clé blindés avec leur principale vertu c'est qu'ils avaient une interface tellement exotique que c'était difficile de la trouver donc voilà mais d'un coup exorbitant parfois le key gun était aussi cher que la machine chiffre et réussite à cette carte à puce voilà chaque fois que j'ai l'occasion de rappeler que c'est michel gong l'inventeur je le fais parce que vraiment c'est un type extraordinaire d'une modestie qui malheureusement il avait des patrons qui n'étaient pas du tout à la hauteur et dans une boîte nationale quasiment nationalisée et débule et donc alors et après alors donc de lieutenant je suis passé jusqu'à 2 colonels dans les transmissions faisant toutes les étapes commandant de compagnie chef de BOI bureau opération instruction et puis finalement chef de corps commandant de régiment j'ai eu la chance de commander le régiment qui se trouve au sommet du mont valérien à paris c'était une unité magnifique c'était le plus grand il y avait au moins il y avait plus de 2000 personnes dans ce régiment mais disséminé un peu sur toute la france et c'était vraiment pour moi un truc fantastique parce que j'allais visiter mes centres il y avait un hélico qui me prenait sur le mont valérien j'emmenais avec moi deux pigeons parce que le mont valérien aussi le centre où il ya le dernier colombien militaire qui apporte énormément de notoriété à notre armée et ces deux pigeons je les lâchais dès que j'arrivais sur le site parfois très loin un pigeon il peut traverser la france donc ces pigeons faisaient leur travail je les lâchait en arrivant avec un message et puis il revenait une fois ils sont pas revenus il s'est revenu un mois plus tard et à un jour d'intervalle mon sergent colombophile qui était chargé il m'a dit mon colonel je vous les serre je vous les fait servir avec des petits pois attendez montrez moi ces pigeons et je regarde mais ils ont été débagués donc ils ont été prisonniers donc ils ont il faut les décorer ils se sont échappés surtout qu'ils sont revenus à un jour d'intervalle quoi donc c'est une histoire marrante mais j'étais très heureux de rediscuter avec des colombophiles dans un centre de normandie de 40 ans il y avait une manifestation j'ai retrouvé un colombophile passionné ça ça m'a ça m'a beaucoup plu transmission encore une fois oui puis des pigeons j'avais une bonne un bon souvenir d'un poisson d'avril que j'avais fait à mon général commandant les transmissions j'avais fait croire qu'on l'avait dressé toujours avec ma passion du modélisme qu'on arrivait à téléguider des pigeons le schéma technique avec l'antenne autour on savait qu'ils utilisent le champ magnétique terrestre et le soleil pour se diviser donc avec une boucle autour de la tête on modifie sensiblement il y avait une page de technique qui était plausible le général en question avait fait supelec lui aussi et son adjoint aussi ils ont marché parce que j'avais expliqué qu'on pouvait donc faire on allait fêter le un anniversaire des transmissions et on pourrait faire ça sur le champ de mars parce qu'on a on a fait des essais et on a constaté que le pigeon qui est qui a entraîné à être guidé il entraîne dans son sillage les autres on pourrait faire un passage d'un nuage de pigeons comme ça au-dessus des troupes etc puis avant qu'ils regagnent le moins valérien puis le soir je reçois un message du coup de fil plutôt du chef de cabinet du général de tes conneries ils marchent à fond ils ont déjà proposé la démonstration pour les américains envoyer un message demandant au général en question de me dire comment je pouvais faire breveter rapidement ce truc qui semble intéresser beaucoup de monde et j'ai dit oui c'est on est submergé de demandes des fédérations de pêcheurs à la ligne qui veulent savoir comment ils pourraient guider de la même façon de la marre jusqu'à la poêle à frire les plus gros poissons et ça a été le général m'a boudé pendant un mois et puis quand on a été obligé de se voir parce qu'on se voyait quand même fréquemment si en général vous êtes fort vous avez fait semblant de marcher alors là pas mal excellent bon ça nous a éloigné tout ça oui c'est une anecdote on reste dans les transmissions alors la suite qu'est ce qui se passe entre un peu peut-être au niveau de non pas tout de suite la dcs si oui mais en fait après avoir non avant avant d'être commandant du mont valérien j'avais été donc l'officier chiffre de l'état-major des armées alors c'est là que j'ai fait le plus de choses pour pour améliorer la sécurité des systèmes d'information de la défense il y avait à l'époque alors c'était une période charnière parce que le chiffre était une chose que l'on maîtrisait à peu près bien se posait des questions tout de même sur comme je l'ai dit sur la gestion des clés etc qui faut savoir qu'on n'est on n'avait pas encore utilisé on n'utilisait pas encore les systèmes asymétriques donc c'est d'où la problème de la distribution des clés qui arrivaient avec le rsh j'imagine surtout avant il y a eu d'autres d'autres tentatives notamment sac à dos enfin des choses qui ont été testées mais qui ne n'est pas vraiment satisfaction il y avait le problème de la cryptophonie parce que on avait de gros problèmes d'indiscrétion et là aussi on avait on a fait des découvertes j'avais un copain quand j'étais à l'état-major des armées qui s'occupait de guerre électronique et il avait eu l'idée de faire écouter la liaison qui partait du ministère de la défense de rue Saint-Dominique avant dans l'île au Saint-Germain et qui montait au mont Valérien un faisceau hérésien et on s'aperçoit qu'il passe quasiment à la verticale de l'ambassade à l'époque du rss hérissé d'antenne ça serait bon d'écouter ce qui se dit et donc il fait mener une campagne d'interception des communications il n'a pas été déçu chaque fois qu'une haute autorité avec quelque chose de très confidentiel à dire au téléphone disait attends je ferme la porte et on avait émis l'idée que les pop-off pouvaient câbler le enfin qu'aller leur magnitophone sur cette phrase ça fait penser à dire le j'ai rapporté ça puisque quand j'étais à l'image c'est de là que j'étais représentant de la france à le temps j'ai rapporté cette anecdote à mes copains de l'allié nous c'est pareil c'est vrai que c'est alors faut dire que les communications cryptophonées n'ont pas du tout n'avait pas du tout la cote parce que c'est toujours un peu nazi art c'était échantillonné à des vitesses relativement faibles et c'était pas agréable donc c'était même pas la peine de les proposer aux politiques on avait développé thompson avait développé à une cryptophonie de haute sécurité pour l'échelon des ministres etc les présidents n'en voulaient pas parce que d'abord c'était ça faisait un demi-mètre cube c'était pas esthétique et puis ça la qualité du son était mauvaise donc mais à cette époque on fait des progrès et on arrive au réseau numérique alors là il ya plus une raison de ne pas le faire donc j'ai eu j'ai passé pas mal de temps à développer le produit de cryptophonie pour qu'il soit acceptable et même proférer qu'il fallait que les responsables soient fiers d'avoir un instrument de sécurité ça marque le chef quoi bâton de maraîche donc et on s'est mis à faire des équipements relativement esthétiques mais c'est très difficile parce que les produits de sécurité vous savez ils ont besoin d'être évalués et le temps d'évaluation est incompatible avec le rythme de sortie des téléphones portables dans le civil donc il ya toujours un décalage et c'est difficile de faire admettre à une autorité qu'elle sur son téléphone sécurisé elle peut pas appeler n'importe qui elle peut pas naviguer comme elle veut etc parce que c'est dangereux donc la téléphonie ça a été un objectif bien sûr les transmissions de données donc on a été dans les premiers à développer des équipements de chiffrement pour réseau de paquet d'abord x25 et l'équipement qu'on a développé beaucoup plus parce qu'on a on a même réussi à le placer dans plusieurs pays de l'OTAN et de l'UEO l'union de l'europe occidentale donc c'est un ensemble de l'UE et on a été très fier surtout que ce qu'il faut savoir c'est que quand il s'agit d'un équipement pour faire du trafic OTAN il faut passer par le canal obligé qui est SECAN SECAN c'est l'organisme américain qui est situé au sein de la NSA mais pour l'OTAN et pour évaluer les produits qui sont utilisables pour les secrets de l'OTAN donc il ya toujours des compétitions et on participait à certaines en étant je dirais à la fois dedans et en dehors puisque vous en avez une situation particulière c'est pas parti de l'organisation intégrée de l'OTAN c'est parce que c'est sous Sarkozy qu'on est revenu et on me disait qu'on était assis sur un strapontin à l'OTAN en fait moi j'avais un fauteuil très confortable on était parmi les étaient avec les américains le pays le plus en pointe au niveau des réalisations le fait que de Gaulle nous avait fait sortir de l'organisation intégrée il avait fallu qu'on vole de nos propres ailes en matière de télécommunication c'est comme ça qu'on a fait RITA c'est comme ça qu'on a fait le RITER pour les réseaux de transmission de l'armée de terre qui était le réseau aussi de toutes les armées finalement puisque on faisait l'infrastructure et j'ai toujours dit qu'on devait cette excellence française à deux individus de Gaulle qui nous a fait sortir de l'OTAN et Cohn-Bendit qui avait foutu la merde en 68 et quand on s'est retrouvé sans rien parce que les demoiselles du téléphone refusaient de donner les communications aux plus haut responsables français il faut faire quelque chose et c'est à l'époque et sous de Gaulle on a donné aux transmissions moi je me souviens parce qu'on était je sortais d'école d'application tout de suite après Saint-Cyr et on a donné aux transmissions une manne financière pour développer un réseau digne de ce nom et ça a été le RITER dans lequel plus tard s'est intégré mon réseau RETINAT donc une leçon à prendre en fait on pourrait voir que sans faire de politique la souveraineté des données le sujet concrètement moi je me souviens dans un livre le gendre du général de Gaulle le général de Boissieu écrit que quand de Gaulle a fait sa virée à Badène qu'il est allé au FFA on savait plus pas où il était passé il a pris un hélico et puis le général de Boissieu qui était chargé de prévenir le général Massu qui devait accueillir le général de Gaulle n'a pas pu parce que les demoiselles du téléphone lui refusaient la ligne et c'est le pilote qui envoyait des messages en l'air pour prévenir donc c'est de là qu'on a décidé d'avoir un bon réseau d'infrastructures ah oui donc alors si je fais un petit peu avance rapide par la suite parce que votre CV est tellement large là on revient sur vraiment les prémices du SSI c'est important là on est vraiment en train d'étudier le début de la sécurité de l'information en étant à l'éma j'étais en relation très étroite avec le SSI parce qu'on faisait évaluer nos produits par le SSI vous vous rappelez le SSI pour service central de la sécurité des systèmes d'information qui est le prémisse de la DCSSI qui est le prémisse de l'NCI oui et le successeur du service central du chiffre qui a été créé au moment juste après la guerre de 39 40 donc ce service central qu'on connaît je sais plus si je continue sur oui je pense que c'est important oui parce que donc après ma période défense défense après l'ihdn après un certain nombre de trucs toque juste l'ihdn quoi il ya tellement de choses à dire allez si je vous écoutais c'est incroyable je suis bombardé d'abord secrétaire général secrétaire de quoi du conseil de défense secrétaire du conseil de défense qui s'est pas réuni pendant la courte période où j'y étais il n'y avait pas encore un président très très actif sur le sujet donc je m'étais déjà penché sur les questions de SSI parce que c'était vraiment le sujet qui me paraissait j'avais compris à quel point l'information était capitale bien sûr et la façon de la protéger nous situait en échelle des pays avec les contacts avec que j'avais eu avec l'année NSA en particulier j'avais bien compris donc c'est je sais plus par qui j'ai été dénoncé mais c'est surtout par à la fois par le directeur non le délégué interministériel à la sécurité des systèmes d'information parce qu'ils voulaient à l'époque au-dessus du SSI ça datait de l'amiral clott ce qui avait été le conseil et du gouvernement pour réformer la filière et c'est lui qui avait institué un échelon plus politique s'appelait le dici délégué interministériel et qui chapeautait le ss si d'accord c'était pas le gds n encore non non c'est venu plus tard pendant que pendant que j'y étais donc c'est cette structure et c'est là qu'on a commencé à ne plus parler que de chiffres mais de sécurité des systèmes d'information quelle année vous vous rappelez à peu près gros smile 96 et donc on a cette structure qui est armé généralement par un ingénieur général de l'armement depuis qu'elle est créée c'était que des ingénieurs de l'armement qui les dirigeait et puis moi pendant que j'étais au lgdn secrétaire des conseils de défense là j'ai été sollicité par le dici on dire ça vous dirait pas de prendre j'avais pris quand même pas mal d'initiative au sein de lma c'était le et j'avais le la chance de pouvoir tenir tête à la dga compte tenu de ce que j'avais fait et la chance d'avoir un major général à lma qui m'avait pris à la bonne parce que c'est moi qui lui expliquait tout toutes ces questions assez délicates et un jour il m'a appelé alors qu'il recevait un point de la dga qui lui expliquait qu'il fallait faire un réseau unique des armées à quoi je fraîchais moi de mon côté depuis très longtemps mais avec lui proposait une technique dga parce qu'il pensait encore que la dga avait un rôle à jouer dans les transmissions les télécommunications etc il ya longtemps que je pensais que on suivait les télécoms civils et puis l'affaire était jouée c'était pas la peine de j'avais trop vu à l'occasion de rita notamment les défauts du système qui consistaient à avoir que des produits spécifiques alors ça ça a été une règle générale c'est de toujours faire la chasse à tous les besoins spécifiques ralenti la production ça va moi vite mais non mais si vous demandez à un client ce qu'il veut vous allez et quand vous en avez 36 non j'ai donné dans ce truc là et donc pas de ça alors moi j'étais un farouche partisan d'un réseau unique pour les armées mais à condition qu'ils soient au standard civile ce qu'on a toujours besoin de se raccorder à l'infrastructure et c'est ce que j'ai fait j'avais fait avec rétinat en prenant transpa comme modèle je n'en ai pas parlé trop de rétinat mais j'étais très fier parce que il a été fait dans les temps imparti avec le budget imparti c'est pas sûr il n'a pas fait bon il est arrivé il a dû il a duré une vingtaine d'années il a rendu des beaux services mais il a été vaincu par l'arrivée d'internet dont les armées pourtant ne voulaient pas mais ils ont pas pu échapper à l'ip donc non c'est une très belle réussite il faut le signaler et même symbolique c'est qu'en france on avait la r&d recherche développement et les cerveaux comme vous et oui je n'en étais je sais plus la css si la dga vous êtes mis d'accord ou pas alors sur le réseau oui donc au sein de la dga donc il y avait le dici qui m'avait demandé d'être candidat poste du css si et au sein la dga j'avais des soutiens donc c'est comme ça que j'ai posé ma candidature et reposito c'était été et ça a été quand même la meilleure période de ma carrière compte tenu de tout ce que j'ai pu faire à ce moment là donc la css si pour vous c'est vraiment le la période qui vous a le plus amené avec je fais non seulement ce que je rêvais de faire ce que je croyais comme il va être mes priorités mais j'ai découvert le premier problème auquel j'ai été confronté c'est celui de la réglementation de la cryptologie ah on y est voilà celui là il est très important je pense que nos auditeurs et doigts ceux qui n'ont pas l'historique forcément vraiment comprendre à quel point ce jalon était important je vous laisse donc j'arrive printemps 1995 à css si et j'ai découvre une bataille immeuble entre le dici et les forces de police l'intérieur à propos des autorisations de mise sur le marché et d'utilisation des produits cryptologiques alors j'avais quand même déjà oui des problèmes qui se posaient en étant gdn notamment parce que arrivait justement sur le marché les premiers produits utilisant la révolution des chiffre-mains asymétriques rsa etc on parlait à l'heure et donc toute la question posée c'était est-ce que les produits dits à clé publique sont susceptibles de d'être des armes de guerre sur quoi la police répondait oui bien sûr etc et puis les gens qui avait besoin de ça pour faire du commerce ben non quand même donc on avait une bagarre au niveau du parce qu'il faut savoir qu'il existait un directoire il existe toujours un directoire de la sécurité des signes d'information présidé par le secrétaire général du gouvernement auquel assiste la défense l'intérieur les affaires étrangères le ministre chargé de la recherche et l'industrie les télécom enfin toutes les parties prenantes donc qui décidait de la politique cryptologique à voir et là on avait vraiment avec l'arrivée des nouveaux outils alors l'anecdote typique c'est celle du représentant du haut fonctionnaire de défense du ministère de la recherche ou de l'industrie je sais plus et qui se présente et il s'adresse au secrétaire général du gouvernement en disant excusez-moi monsieur le secrétaire général du gouvernement je suis rentré ici avec une arme de deuxième catégorie et il sort sa carte cp8 celle de Michel donc il y avait forcément quelque chose à faire parce que la france était en train de devenir leader sur ce sur ce marché en pleine promesse et on l'interdisait quoi donc il ya eu une première réglementation à un premier assouplissement pour certains produits commerciaux et puis la loi de 1990 avait déjà séparé les moyens cryptologiques en moyen de signature et en moyen de chiffrement donc les moyens de signature étaient en général très très une procédure allégée simple déclaration et puis les autres a été soumis à autorisation mais les cas de friction entre la police et les utilisateurs étaient de plus en plus nombreux et c'est le sgg qui devait arbitrer donc il n'était pas très très content et moi j'arrive là dessus mais c'est pas possible qu'on continue à oui puis en plus c'est les autorisations qui étaient traités gérées par les ptt avant avait été donné aux cssi c'est une mission qu'il avait reçu en plus d'ailleurs sans moyens supplémentaires mais c'est qui instruisait les demandes d'autorisation qu'elle soit d'accord autorisation ou déclaration donc c'était c'était une des bagarres permanentes donc moi je l'était 95 je fais le point je dis mais alors et comment ça se passe dans les autres pays c'était pas si important que ça parce que on était les seuls à avoir un décret de loi de 1939 qui classait les matériels cryptologiques dans les matériels de guerre une catégorie enfin tout ce qui servait à apporter les armes au feu je me souviens de l'expression alors ça c'était une arme très puissante effectivement pour qui veut réglementer et la ministère de l'intérieur c'était arque bouté là dessus et qui plus est quand la contre le commerce électronique s'est développé il fallait absolument revoir cette réglementation donc la loi de 1990 avait déjà fait un tri entre les équipements de signature les équipements de confidentialité mais c'était le débat permanent et sur internet en particulier avec la demande de liberté de cryptes il y avait grand public finalement on était alors quand je suis arrivé on m'a montré le classement de l'électronique font tier foundation le ff où la france était décrit dans les rouges quoi au même rang que la russie la chine israël et je sais plus qui enfin ça ça plaisait pas beaucoup les étrangères et encore moins donc à tous nos internautes etc non c'est là que j'ai proposé parce que j'avais vu qu'il y avait eu des études faites au niveau européen sur ce qu'on appelait les tiers de confiance donc j'ai proposé qu'on se lance là dedans pour voir si ça peut marcher et donc j'ai proposé ça une séance du directoire et il y a deux ou trois ministères qui se sont montré enthousiastes dont le ministère de la recherche et des télécom et et le secrétaire général du gouvernement je vous dirai pas son nom c'est montré extrêmement enthousiaste parce qu'il a vu la fin de son cauchemar qu'il avait toujours tous les tous les mois à arbitrer entre les deux pôles entre les deux donc et il se trouvait que la loi il y avait une loi de réglementation des télécoms qui était en chantier à ce moment là et qui était quasiment quasiment fini et il a décidé que on allait intégrer ça dans ce projet de loi donc on a fait comme certains l'ont fait aussi ajouter un cavalier juridique personne n'a protesté là dessus mais donc la loi a été ma proposition de loi alors je reviens pas sur les détails mais en gros c'était il y avait deux sortes de cryptologie confidentielle c'était les moyens pas bas de gamme mais besoin normaux pour l'internet etc voilà et puis ceux qui avaient des besoins de haute sécurité alors ils avaient le droit et alors on parlait en longueur de clés bien sûr donc le besoin bas de gamme ça montait quand même à 40 ou 56 bits et puis les autres c'était du 128 pour l'époque mais la condition c'était que ce soit les clés soient gérées par un organisme agréé qui avait la confiance du client bien sûr et de la justice et en cas de besoin un juge avait le droit de demander les clés voire soit les clés soit le clair des communications qui avait utilisé avec ses clés c'était une façon je dirais transparente parfaitement légale de régler le problème rester à savoir si ça marchait alors on était très confiant quand même parce que on savait que ça pouvait marcher puisqu'il y avait des systèmes qui marchaient déjà comme ça d'ailleurs j'avais faire marquer qu'à l'époque personne ne se plaignait que certains grandes entre certaines grandes entreprises venaient taper à la porte du service central pour qu'on leur fasse des clés d'accord alors nous ça nous intéressait parce que c'était un moyen de toucher des revenus et c'était avec ça que je payais les frais de déplacement de mes agents d'accord comme à l'époque les clés étaient formés sur des bandes aléatoires on vendait de l'aléa et donc j'avais des revenus aléatoires fallait pas savoir pourquoi bon c'est des grandes entreprises je dirais par exemple est totale et les gens qui avaient des vrais besoins de sécurité quand on prospèque des gisements etc au mieux protéger ces voilà donc le système avait été relativement bien accueilli et ça soulageait le secrétaire général du gouvernement c'était apprécié par l'industrie et les télécoms c'était à l'époque monsieur Fillon qui était ministre qui avait applaudi des deux mains il avait même maintenant annoncé oui avant la fin de l'année il y aura deux tiers de confiance et cetera mais c'était sans compter sur les combats retardateurs de la police et aussi le faut bien dire de la dgs donc les services de renseignement et était pas content parce que parce que surtout il fallait montrer pas de blanche pour pour obtenir un décryptement dans le cas c'était même pas un décryptement c'est un déchiffrement puisque donner les clés ou le clair directement donc les combats retardateurs ça ça fait retarder la sortie des décrets et en plus à cette époque est apparue la nécessité de faire de montrer de faire approuver les décrets par bruxelles d'où un retard considérable on est arrivés à presque deux ans de discussion avant que la loi était sortie en 96 printemps 96 où il était 96 et on va l'attendre jusqu'à fin 98 et donc donc la grogne des internautes était reparti les industriels aussi se plaignait et alors que certains et y compris des étrangers c'était volontiers plié de bonne grâce à nos exigences et d'ailleurs pendant toute cette période la france était on était visité tout le monde venait voir je me souviens un jour à 11 heures du matin je reçois un coup de fil d'une chaîne de télévision japonaise qui me demande est ce qu'on peut venir faire un reportage sur votre tiers de confiance et c'était si bah il faut que je demande au premier ministre quand même j'appelle le service d'information du premier ministre une demi heure après choc j'avais la réponse oui et je reçois le coup de fil de la petite japonaise qui me dit ça y est on est parti on arrive et c'était il fallait parce qu'on était à l'époque au fort d'ici les moulinos et en une demi heure on a fait le reportage sur un truc et ça c'était super d'ailleurs je voudrais bien retrouver l'émission en question parce qu'on s'est jamais vu sous-titré en japonais oui c'est là on s'avait pris une tournure internationale il faut oui parce qu'on faisait des présentations à l'ocd e on a fait des annonces en été le problème oui et c'est bien manque de chance qu'est ce qui s'est passé eh ben déjà à l'époque une dissolution insardeuse chirac qui est enfin vilain qui dissout qui fait des sous l'assemblée donc échec total changement de gouvernement arrive l'équipe de monsieur jospin qui dans l'enthousiasme de la victoire a promis de la grande libéralisation de la crypto en qui avec des promesses ces mondes et merveilles on va faire du business etc c'était du trump avant l'heure mais donc moi je me trouvais assez mal parce qu'on avait engagé quand même pas mal des industriels dans cette aventure il y avait 20 candidats pour être tiers de confiance il y avait de tout il y avait l'ordre des avocats il y avait des industriels bien sûr thompson thalès il y avait je vous dis une vingtaine à peu près des municipalités qui se portaient candidats pour être tiers de confiance oui on a des locaux qui conviendraient et cetera oui oui bon donc tout ça à partir de le moment où monsieur jospin annonce qu'il va libéraliser totalement la crypto enfin c'est pas c'est pas encore fait mais c'est son intention bien sûr après il a il fera des aveux sur dira qui était un peu naïf en matière de sécurité mais il pensait pas du tout à cette affaire là quand il résultat pas tout tout ce qu'on avait bâti heureusement heureusement parce que le quand on a écrit la loi de 1996 on avait pensé à l'évolution technologique et qu'il fallait pas que ce soit une usine à gaz à modifier chaque fois qu'on voulait monter le seuil donc on avait prévu que les seuls des clés de chiffrement voilà la taille des clés pouvaient évoluer en par décret simple ce qui était immédiat beaucoup plus rapide et pas besoin de et c'est ce que le gouvernement a utilisé comme possibilité pour faire passer directement de 40 à 128 la liberté c'est sûr que alors se sont greffés là dessus les problèmes des services de renseignement peut-être étrangers aussi ah ben oui c'est très compliqué parce que il faut dire qu'on était lié par des accords les arrangements de bassinard en particulier qui fixait la taille limite au niveau des exportations parce qu'il faut voir que les états unis alors c'est pour ça qu'on en vient à votre question sur les industries pourquoi les n'ont pas profité etc mais parce que c'était pas possible de profiter c'était il n'y avait pas de business de la cryptologie comme à part ce dont on était très fier c'était la carte à puce d'ailleurs ils nous en ont voulu pendant longtemps mais autrement on n'avait rien à offrir et en plus les quelques-uns qui s'étaient pliés à nos demandes étaient sacrément échaudés et de thalès lui-même investi pour faire son tiers de confiance et puis quoi tout tombe à l'eau capote là là c'est donc on était forcément coincé par les produits des américains qui eux n'avaient pas de limite il faut bien comprendre ça voilà ça c'est important de dire parce que je sais plus c'est le deuxième amendement de la constitution qui permettait qui était utilisé pour dire qu'ils avaient le droit de chiffrer avec n'importe quoi ce qui ne faisait pas pas pas juridiquement mais plaire et surtout pour unifier la leur produit mais eux en toute rigueur ils avaient le droit de chiffrer à sans limite d'accord donc les apôtres en particulier économiste du ministère de l'économie qui ont dit oui oui on va faire des affaires on va libérer le 128 bits il n'y a pas eu la moindre la moindre suite à cette affaire n'était ils étaient le problème était déjà fagocité puisque les firmes américaines eux ils étaient prêts à faire du 128 nous pas on n'avait rien à vendre d'ailleurs c'est c'est le jeff bezos c'est tout ça qui qui venait frapper à notre porte déjà depuis des années pour qu'on s'arrange est-ce que le mieux c'est qu'il y avait des firmes américaines qui avaient joué le jeu qui était qui avait trouvé pas mal notre initiative qui était en contradiction avec celle des états unis qui avait voulu faire la même chose c'est le président des états unis qui a des problèmes de l'époque clinton clinton bah oui clinton je pense qu'à lui qui avait lancé l'initiative du circuit électronique pour chiffrer tout toutes les communications le clip per chip là où dit quelque chose oui non le clip per chip c'était une puce qui permettait de chiffrer à haut niveau tous les messages aussi bien c'était ils envisageaient de faire ça aussi bien pour les messages internet que pour toutes les données la téléphonie etc donc vous avez le droit d'envoyer votre message mais en même temps que vous envoyez le message vous envoyez la clé qui est chiffré elle est chiffré avec un système qui pour être déchiffré nécessite la un effort conjoint de deux départements ministériels en ce plus c'était l'économie et la justice sans doute et donc les autorités qui voulaient faire des interceptions devaient demander la permission à la fois la justice de départements l'industrie dans son ensemble et les firmes les pas les firmes les mouvements libertaires américains ont eu raison de cette de cette aventure le clip per chip donc il restait plus que la solution française pour ça qu'on qu'on faisait présentation sur présentation moi j'ai reçu je sais pas combien de délégations si bien d'asie du sud est et je crois qu'on a même reçu des russes on a reçu les moldaves on a reçu il venait sans quérir de ce qu'avait inventé les fichus français et donc résultat les tiers de confiance on n'en parle plus donc on annonce que on va quand même continuer à liberaliser mais entre temps qu'est ce qui se passe on a le 11 septembre voilà le 11 septembre 2001 c'est la catastrophe alors tous ceux qui avaient ramé pour libéraliser la crypto se mettent à ramer dans le sens inverse mais tout en disant oui on va continuer quand même à libéraliser mais mais alors on va redurcir mais dans de bien moins bonnes conditions parce qu'on avait tous les outils développés et surtout la politique qu'on avait défini avec ces tiers de confiance c'était dans la transparence c'était un procédé parfaitement d'égal c'était vraiment efforcé de mettre le plus de légalité possible dans les dans ce qu'on faisait y compris pour les moyens de force modérée je dis qu'il y avait des moyens de force modérée attaquables par force brute parce que pourquoi il faut pouvoir en cas de procès présenter le clair d'un message qu'on a intercepté mais faire la preuve devant le tribunal ah oui ah oui mais donc un aspect juridique aussi c'est l'aspect juridique vous voyez bien que dans la dans la deuxième alors dans les propositions qui vont être faites après le 11 septembre on en revient au procédé de barbouze où on va faire appel pour déchiffrer un message pour décrypter un message à des moyens qui sont couverts par le secret défense suivez mon regard et on voit bien que cette solution contient en germe les possibilités de fabriquer des fausses preuves si vous n'avez pas besoin de faire la preuve du de la coïncidence des deux textes chiffrés éclair devant le tribunal pas d'intégrité pas de voilà c'est ce qu'on dit on n'a pas le droit de demander à un accusé de donner la corde pour le pendre il a le droit de garder le silence il a le droit de mentir dans toute la législation européenne donc voilà donc une faille juridique assez important alors juste après le 11 septembre je parle pas du oui oui le patriote acte voilà le patriote acte oui donc vous voyez qu'on est on est passé d'une période j'irais utopique où on instaurait les fameux tiers de confiance à une période où c'est de nouveau le le blackout et c'est les périodes des backdoor moi j'ai vu arriver les périodes des backdoor parce que tout de suite après la libéralisation de 2000 non 1999 je vous ai raconté peut-être comment ça s'est passé au pot du jour de l'an de matignon il y a le conseiller d'ajustin qui est venu me dire homme en général on va vous faire de la peine on va tout libéraliser ah mais votre idée de créer un cert national on la retient voilà voilà comment pensez me consoler bon donc après le 11 septembre effectivement on est dans une période où tout est chamboulé et on se retrouve à avec des faits que c'est les parce que dans tout ça là le système des tiers de confiance adopté par plusieurs pays mettait tous ces pays à égalité on voit bien que dans la dans la période des officines policières c'est c'est les ceux qui maîtrisent les technologies qui sont avantagés donc c'est quand même et donc ces backdoor est ce que vous avez des anecdotes justement sur comment elles sont introduites écoutez moi les backdoor la première fois que j'en ai vu une c'est par erreur l'erreur d'un avocat d'une grande firme informatique américaine qui nous a transmis un document ça je pourrais le texte un document disant bon bah le coeur cryptographique est inchangé depuis la dernière version à l'exception d'une backdoor cryptographique mise en place à la demande du gouvernement américain pour pour les pays non soumis à embargo écrit écrit en marchure blanc ça valait de l'or c'est clair une preuve tangible donc alors à côté de ça il y avait des backdoor que les services avaient que les gens ont des gens du service avait trouvé eux-mêmes la course mais bon c'est difficile quand même de faire la chasse au backdoor mais on savait alors donc première réunion après l'annonce de la libéralisation par la france réunion de tous les 5 power à la nsa première le patron de la nsa rentre en réunion s'assoit et dit bon maintenant que la france a lâché qu'est ce qu'on fait alors dans ces réunions de directeur technique c'était le patron de la dgc qui normalement présentait la france mais depuis des années les principales questions étaient traitées par la partie infosec plus importante à l'époque et donc c'était moi qui je vois que mon chef de délégation dit rien je prends la parole mais écoutez d'abord c'est pas si catastrophique que ça mais si vous nous aviez soutenu aidé on n'en serait pas là puis ensuite j'ai dit mais vous savez bien qu'on sait bien que vous avez d'autres moyens et que vous attendez pas que le texte soit chiffré dans les machines pour l'intercepter ou l'interruption de séance et à l'époque c'est marrant parce qu'il était très copain avec la numéro 2 de la nsa barbara magnamara et elle vient me voir jean louis mais j'avais lancé une sacrée pavé dans la mare à la française pour moi c'était c'était pas j'avais découvert les backdoors écrites ce qui était marrant c'était le l'avocat de la firme en question qui était dans ses petits sables souliers parce qu'il y avait une coopération mais il s'en aurait dû être expurgé bien sûr du dossier qui nous avait soumis quoi d'accord voir ça c'était trop beau donc les backdoors voilà mais alors moi ce que je pense c'est que justement la libéralisation française a industrialisé le processus quand le patron de la nsa dit bon maintenant que la france a lâché qu'est ce qu'on fait il ya les industriels qui sont mis sont dit bon il y a le marché de la backdoor qui aujourd'hui et qui existe toujours en réalité je pense qu'il faut que nos auditeurs comprennent que le chiffrement c'est c'est bien plus bien sûr après ces séances de réalisation il y a eu plein de débats mais j'étais le on m'a reproché d'avoir été la seule fausse note parce que j'ai dit mais oui c'est bien joli libérer le 128 bits mais ça va être du 128 bits américains backdoor et c'est aussi efficace qu'un placebo voilà donc et c'était c'était marrant parce que je m'ouvre je m'entendais bien aussi avec la tête des la présidente vice-présidente de la qunil louis cadoux prenez ce nom là si vous le connaissez pas c'est une femme extraordinaire qui a oeuvré énormément déjà là sur la loi de 1978 sur la toute la création de la qunil la qunil il faut voir quand j'étais patron du scc si je les avais invité à venir au fort d'ici les moulinos tout l'état-major de la qunil est venu s'initier à la cryptologie et on entretenait des rapports extraordinaires avec la qunil de l'époque où il y avait un ou deux techniciens pas plus et ils ont fait des sacrés sacrés progrès en temps et louis cadoux était membre je crois de la ligne des droits de l'homme et ils ont fait sortir un prospectus disant qu'il fallait absolument demander à ce que les produits étrangers libérés soit examiné par le scc alors pour moi c'était un grand satisfax beau terrain de jeu aussi voilà mais c'était c'était une des grandes illusions après j'ai eu l'occasion de revenir sur le sujet avec le haut lors du premier symposium de la sécurité des technologies de l'information le stick le fameux stick le fait le stick j'ai inauguré par un discours qui a fait du bruit à arène c'était ça se passait d'ailleurs dans mon ancienne école chez pellec et je me suis replongé dans les archives pour voir c'est trop drôle les réactions qui a eu après ça qu'on fait des échos encore aujourd'hui frais de rien on en a parlé d'ailleurs lors d'une interview mais moi j'ai eu des après des correspondances alors des satisfacites nombreux mais aussi des doléances notamment j'ai retrouvé une une lettre du patron de j'aime plus parce qu'à l'époque il y avait un très gros problème au niveau des cartes à puce qui risquait d'être de passer aux états unis avec des on avait eu déjà des actions le piratage et de fin de piratage et de je sais pas comment appeler ça mais oui de vraiment de l'espionnage industriel de firmes américaines vis-à-vis de firmes françaises notamment j'aime plus ça a été dépecé et déjà n'a rien vu venir je crois qu'on a été assez assez piteux sur sur les dossiers industriels notamment de la carte à puce parce que c'était notre notre notre fer de lance mais bon et ce discours osti que vous pouvez rapidement nous dire qu'est ce que qu'est ce que vous avez dit et qu'est ce qui s'est passé par la suite parce que bon ça fait beaucoup de bruit pourquoi tirer tous azimut non mais notamment sur la blesse qui avait été pas mal évoqué c'était mon engagement en faveur des logiciels libres j'avais avec mon petit dessin que j'avais fait du général de gaulle qui criait libre en croix vive le logiciel libre extraordinaire salut la communauté des logiciels livres quand même ça parle à beaucoup de gens et même là je me faisais pas trop d'illusions quand même parce que vous voyez bien quand même que certains apôtres du logiciel libre trahissait un petit peu l'objectif initial et se faisait des marges assez grasse en proposant des solutions soi disant libre mais bon il me semble même que vous aviez aidé je crois au premier stick avec la location de salle etc ou je sais plus si il me semble que fred reyna l'avait dit quelque chose là dessus c'est on s'était débrouillé oui parce que moi j'avais proposé au départ que ça se fasse à l'école des transmissions mais notre amphi avait un problème de normes qui répondait plus et qui pouvaient plus accueillir le public comme donc on avait traversé la rue on est allé à supelec en face libéralisation du chiffrement c'est important la oui puis j'avais dit j'avais dit que effectivement la bataille de la libéralisation était un écran de fumée en fait parce que c'est à l'époque où on avait travaillé conjointement d'ailleurs avec les américains à développer les critères communs on n'en a pas parlé là aujourd'hui oui c'est une des grandes actions du usc si ça de l'époque vous savez que c'était les américains qui avaient très tôt sorti leur orange bouc et on avait très bien qui définissait des critères à remplir pour pour être qualifié et on avait bien vu que ça allait devenir une arme économique et qu'il fallait qu'on réagisse au niveau européen on a d'abord réagi individuellement puisque après l'orange bouc des américains les anglais ont sorti le yellow bouc les allemands le green bouc et les français le livre bleu blanc rouge et c'est là qu'on s'est dit non quand même c'est un peu bête on va déjà faire des critères communs au niveau européen on a sorti les fameuses itesseq sur lesquelles on a bâti le schéma national de certification d'ailleurs en france et mais très vite j'ai dit non mais faut qu'on passe à quelque chose qui englobe les américains et le canada et puis ensuite les japonais et on a sorti des critères communs et sur ces critères communs la france a été extrêmement active les groupes de travail j'avais des gens qui qui était vraiment qui se donnaient à fond là dessus j'avais même été amené à protester auprès de mes collègues étrangers parce que j'avais tort parce que je me rendais pas compte que ce qui m'était rapporté c'est que les étrangers venaient au groupe de travail sans avoir rien fait chez eux quoi et faisait traîner en longueur les réunions que ce soit l'iso ou c'est pareil ça que je pensais moi j'avais pas percuté que c'était parce que les étrangers ont beaucoup moins de vacances que nous et pour eux une séance de l'iso ou des critères communs c'était pareil c'était l'occasion de prendre des vacances donc selon les endroits où ça se passait ça il louait un camping car etc alors que moi mes bêtes de somme elles arrivaient avec le travail tout fait elles auraient voulu ça se décide quoi voilà et c'est pour ça et j'avais un spécialiste en particulier Yvon Klein un type épatant mais qui se plaignait tout le temps que les autres travaillaient pas assez quoi et donc on a créé les critères communs sur lesquels on continue à travailler oui bien sûr non mais quand je vous dis c'est encore une des choses les rails étaient ont été tracés dans ces à la fin du siècle dernier pour clairement beaucoup de choses libéralisation du chiffrement les critères communs parce que vous avez fait avant l'état major on pourrait même rapidement introduire le premier certin je crois on en a parlé on va recevoir olivier calephe d'ailleurs bientôt ce vendredi et qui connaît bien le sujet mais il me semble que alors c'est la dc ssi ou c'est à la scs si que le premier cert français est apparu scs si scs si aussi le bon le premier je voulais un petit peu dit tout à l'heure non quand oui c'est pour ça que j'ai quand quand effectivement le conseiller dionel jospin m'a parlé de la grande libéralisation mais en contrepartie votre idée de créer un cert on la retient et effectivement bon ça c'était début 99 il fallait être opérationnel normalement le 31 décembre inutile de vous dire qu'on avait quand même un résultat modeste on a été d'ailleurs il est il a fait le déplacement quand même se conseiller pour venir voir je crois même le soir du voir pour le lancement alors bon on n'a rien eu à observer comme catastrophe seulement qu'on avait vu à la télévision comme tout le monde que la l'horloge de la tour eiffel s'était arrêtée la fameuse horloge qui faisait le décompte mais cela dit l'esprit était déjà là déjà avait recruté un patron du le patron du cerf qui était michel michel du puis michel du puis michel du puis un type est patent il est aujourd'hui secrétaire adjoint de l'arxie mon association et vraiment il est il a pris le trop par les cordes et bien sûr c'était tout petit et puis on s'est rendu compte qu'il rendait de grands services je regrettais qu'on qu'on fête pas les dix ans du cerf quand il en était temps parce que c'est là dessus qu'a été bâti tout le l'aspect opérationnel de la dc si puis de l'an si après tellement de choses c'est impressionnant vous avez vraiment fait beaucoup beaucoup beaucoup pour la sc si bon je pense qu'on va de façon conclure on a vu finalement bien une chose dont j'aurais pu parler aussi c'est le la défense de l'industrie française à travers la sc si et le chiffre je suis fier en particulier d'avoir sauvé un énorme contrat de crypto face aux américains ça je veux l'entendre ça enfin un énorme contrat d'armement où il y avait de la crypto et la crypto conditionnait la vie le gain du marché c'était un marché de missiles pour la corée du sud missiles anti aérien corée du sud les coréens alors j'étais impliqué l'aide de non parce que les coréens avaient fait le choix des systèmes français développé par matra l'époque l'enjeu c'était quand même 2 milliards de francs pas mal et la condition c'est qu'il fallait mettre un iff mode 4 ça veut dire quoi iff savez ce que c'est c'est le système d'identification amis ennemis de tout ce qu'ils volent d'accord d'accord et mode 4 c'est le type de iff de l'otan alors c'était déjà curieux que on met un iff mode 4 en corée du sud mais j'ai vite compris que c'était une exigence des américains donc parce qu'ils sont chez eux et il se trouvait qu'on était le seul pays à pouvoir fournir cet iff mode 4 en dehors des américains c'est pas par quel miracle on avait été mis dans le coup mais il se trouve que donc moi j'étais très content en voyant ça qu'on était gagné mais les américains tout de suite sont tout de suite intervenu en disant non mais il est pas question que ce soit la france qui fournissent l'iff mode 4 bon il est j'ai cherché à comprendre j'ai cherché surtout à voir qu'elle était la part du marché de l'iff dans le marché global mais c'était 20 millions de francs sur 2 milliards j'ai commencé à dire est-ce que ça vaut le coup de faire la guerre aux états unis de risquer de perdre un marché de 2 milliards pour 20 millions j'ai trouvé des gens qui étaient prêts et au sein du lgdn en particulier prêt à faire la guerre avec avec les états unis sur ce point là et on aurait pu penser que j'aurais pris fait écause pour la firme française qui fabriquait ça je dis non c'est trop bête alors j'ai discuté longuement avec les américains ils se sont engagés à me fournir les deux 2 iff pour qu'on puisse signer le marché à la date limite et c'est ce qu'ils ont fait c'était un soir de noël 2 2 iff mode 4 ont été livrés fort d'ici les moulinos incroyable incroyable et on a pu comme ça signé alors je sais que on a dû recevoir une caisse de champagne de la part de madame j'imagine puis un petit point de plus en plus peut-être mais vous voyez il ya quand même il faut raison gardée parfois dans les grands débats faire la guerre plus grand que soi mieux être pragmatique par voilà mais donc là dessus c'était une belle satisfaction en tout cas moi général on va conclure c'est vrai que si je refais le bilan de tout ce qu'on s'est dit il ya énormément de choses les prémisses vraiment de la SSI je pense que ça c'est important la libéralisation du chiffrement également ce que vous avez apporté après par la suite c'est si votre dernière anecdote je pense que nos auditeurs doivent comprendre que c'est ça qui a mené peut-être aujourd'hui à peut-être un internet un peu plus libre un peu d'open source le stick et surtout pour conclure un livre je pense que il ya tellement de choses à dire que il ya beaucoup de personnes du métier qui attendent vos écrits parce qu'on peut pas le faire en podcast j'irai même plus loin je pense que vous serez une personne vraiment adapté à un modèle sinkerview si comment il s'appelle sky nous entend c'est vraiment vous pourriez dire plein de choses et peut-être même rentrer un peu plus dans le débat de la crypto donc c'est pareil c'est un peu le même modèle on intervie une personne sur ce qui pense voilà politiquement géopolitiquement des anecdotes voilà bon le message est passé est ce que on pourrait je pourrais vous demander une petite conclusion de de de cette interview et peut-être finir avec un mot pour le futur de la SSI mais je crois que aujourd'hui on a compris ce que je disais il ya très longtemps que la SSI cyber sécurité aujourd'hui on dit enfin j'aimais bien la SSI nous nous situent vraiment dans l'échelle des nations et si on n'est pas parmi les meilleurs je crois qu'on a des soucis à se faire tous les jours on en a la preuve vous m'aviez posé la question sur l'IA est ce qu'on prend le bon chemin etc bien sûr je suis intéressé je vois tous les avantages que ça apporte faudrait être mauvaise foi pour dire qu'on n'a rien à y gagner mais je vois aussi les dangers immenses que cela fait peser non seulement d'un point de vue écologique ça que tout le monde connaît maintenant vous faites la moindre petite requête sur une ya vous pouvez entendre le robinet d'eau couler à plein régime et puis les kilowatts qui défilent quelque part dans la planète même si c'est pas vous même qui en êtes l'auteur et puis et puis surtout les dégâts sur le cerveau et la perte de compétences qui va s'en suivre inéluctablement voilà donc je vois d'un bon oeil tout de même et je suis assez fier que les états européens d'une manière générale se pose ce soit poser la question du développement désir avant de laisser grand ouvert le robinet bonne métaphore très bien merci c'était un plaisir de pouvoir vous interviewer j'espère que ça va servir à beaucoup de personnes d'avoir été un peu brouillon alors c'était très bien je pense que on va moi je vais faire des petits montages je vous enverrai ça pour pour validation mais contrairement à ce qu'on avait fait à l'écrit là surtout pour les jeunes ils ont besoin de voir ils ont besoin d'entendre les podcasts ça marche très bien je les vois avec les autres ils vont pouvoir comprendre ils vont pouvoir peut-être assimiler un peu plus et puis peut-être rendre grâce à vos travaux

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