La prise de conscience du renseignement technique par la France
Prise de conscience institutionnelle du renseignement d'origine technique
Au début des années 90, les services de renseignement français prennent conscience de l'importance stratégique du renseignement technique face à la montée en puissance numérique.
Au début des années 1990, la fin de la Guerre froide et la numérisation accélérée des communications imposent aux services de renseignement français une nouvelle doctrine : le renseignement d'origine technique (ROIM, SIGINT, CYBINT) devient un pilier incontournable aux côtés du renseignement humain.
Cette bascule s'opère progressivement au sein de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), qui développe ses capacités d'interception et d'analyse, notamment sous l'impulsion de ses directions techniques. Des figures comme Bernard Barbier, futur directeur technique emblématique de la DGSE, incarneront cette montée en puissance dans les décennies suivantes.
La France se dote progressivement d'une doctrine et d'infrastructures permettant l'écoute et l'exploitation des flux techniques, posant les fondements de ce qui deviendra la Lutte Informatique Offensive (LIO) reconnue officiellement en 2007-2008 puis le COMCYBER des armées.
Acteurs
- DGSE — Direction technique Organisation bénéficiaire